mardi 8 janvier 2008

Un petit tour par la côte histoire de connaître les Caraïbes

Alors je vais essayer de raconter ce voyage d'un mois sur la côte Colombienne sans trop me perdre dans les détails et les mille aventures et traçer à grands traits ce magnifique voyage.

Départ de San Gil où j'ai passé une semaine avec Nicolas début décembre.
Jenny ma copine australienne me rejoint pour partir direction La guajira.


Le trajet est vaguement esquissé et nous avons jusqu'au 23 décembre pour profiter de l'extrême nord occidental de la Colombie, nous planifions de retrouver Vanessa et Manu à Santa Marta pour le reveillon de Noël.






En cours de route les plan changent et évoluent, comme toujours. Mais le cap est donné: voyager depuis la Alta Guajira jusqu'à Carthagena de Indias.




Donc voilà que nous quittons le département de Santander direction Bucarramanga "la cuidad bonita", petite visite de la ville et départ pour Riohacha via Santa Marta pour le transit de bus.








Arrivée a Riohacha nous découvrons la ville, le bord de mer, les petites ruelles, le sable sur les trottoires et le soleil.
On rencontre Rosanna, une amie d'Ernesto un copain de Bogota, et on passe du 15 au 16 décembre en levant nos verres sur la jetée face a la mer en souhaitant que ces 22 ans dure jusqu'a "el año 3000", c'est ce que dit la chanson :)




Donc profitant de mes jeunes années et de celles de Jenny (23ans), on se lève tôt pour affronter le rodeo trip qui nous attend. Voiture-taxi jusqu'à Uribia, capitale Indigène de Colombie.








De là, nous devons sauter dans une jeep qui charge victuailles du marché, indigènes, touristes comme nous (bah ça y'en a pas beaucoup a vrai dire qui sont près a monter sur le toit d'une jeep chargée à mort pour voyager trois heures sous le cagnard).







Sur le chemin on dois livrer: des caisses de bières dans des rancherias (ce sont là ou habitent les indigènes de la Guajira, ce sont des ensemble de maisonnettes en terre, ouvertes, cuisine séparée des chambres) du bois aussi.






Il faut dire que les rancherias ne se trouvent pas sur la route (piste de terre toute droite) mais dans le desert, donc toujours sur le toit je m'accroche.






On évite les cactus, mais les branches se font de plus en plus denses et pas de bol je m'en prends une dans la gueule, me voilà avec le bras tout griffé!! bouh...







A coté de la route se trouve une des plus grandes lignes de chemin de fer de la Colombie. Où le traffic tourne a pleins régimes, un trains de plus de 100wagons passe régulièrement pour aller approvisionner les bateau à destination de l'Amérique du nord et de l'Europe.
Saracon-Puerto Bolivar, une ligne industrielle qui exploite à plein régime les mines de charbons de cette partie de la Colombie. On soulignera que cette belle entreprise industrielle est malheureusement managée par des gringos, des américains qui n'investissent pas en Colombie est qui n'assurent pas à ses travailleurs le minimum des droits sociaux et humains... Alors du coup on révise nos idéaux et surtout on réfléchie sur la façon dont on se chauffe dans les pays dit "développés".

Faut il accepter qu'un pays dit "developpé" et du "premier monde" (en comparaison avec les pays dit du "tiers monde") pour maintenir son développement exploite et renforce les inégalités dans un autre pays...

Bref, on passe sur ce sujet tout en méditant la question et nous continuons vers le Cabo de la Vela, une baie magique.



Le Cabo de la Vela... lieu mythique, sacré et magique, des paysage spéctaculaires, désert, mer, cactus, sable, eaux...











On installe nos hamacs dans une petite cabane au bord de la mer. Et là rien a faire a part profiter, se ballader et penser...

















On passe trois jours, excursion à pied a phare, au piñon de Azucar, de là haut nous attendent des vues incroyables, en fond la Sierra Nevada, devant nous mille couleurs s'étalent, jaune, marron, vert, ça scintille!














Retour vers des lieux plus hospitaliers, on monte a 4 heures du matin dans la fameuse jeep qui, cette fois ramène le poisson au village, on embarque des caisses de crevettes, des gens, un vélo et deux petites touristes toutes endormies!

On arrive à Uribia d'où on part pour Manaure et les salines, sous la pluie. Moyen de transport économique et très sympa pour rencontrer des gens: les salineras (camion de sel).













A l'allée tout va bien, on découvre le marché, la petite ville, la plage et les salines, un peu humide mais bon, on décide de rentrer le soir même pour Riohacha, et là démarre un périple contrebandier qu'on avait même pas voulu.











Très vite on se rends compte que dans cette région de la colombie, proche du Vénézuela, beaucoup de traffic se fait. Alcool, essence, éléctroménager...


Pour raconter le retour, à 16h30 on se poste à la sortie de la ville pour embarquer dans un camion, 17h un jolie camion bleu s'arrête, on grimpe à l'arrière d'où on trône sur les sacs de sel.

Trop marrant, on prend des photos, toute euphoriques!














Arret a Uribia et là, on attend, on attend... mais qu'est ce qu'on attend... Le gentil jeunes, l'ayudante (celui qui donne un coup de main) nous dit qu'en faite le sel est une couverture, que nous sommes assises sur de l'essence! ha ha ha, très bonne nouvelle, et donc on attend 19h que les militaires fasse leur tour de garde et qu'on puisse "essayer" de passer. Comment ça essayer de passer! Pour finir, tout se passe bien (au pire des cas, ils auraient du payer les militaires et voilà le tour est joué mais on a quand même stressé un peu!)
On arrive finalement à 21h à Riohacha, un peu crevé, vu qu'on était debout depuis 4h du mat.




Comme ça c'est vrai que ça à l'air fou mais durant notre voyage on a également voyager dans un bus, tout ce qu'il y a de plus normal, qui transportait de l'alcool de contrebande, et cette fois ils n'ont pas eu autant de chance que nos emphytrions du camion, ils ont du payer 200.000 pesos aux militaires.









Donc revenues à Riohacha on passe deux jours, on visite le centre culturel de la Guajira, génial...








et puis on revoit Rosanna chez qui on fait une petite lessive rustique, à la machine à laver mais sans évacuation d'eau donc bassines et vidage dans les toilettes!



Le père de Rosanna a une petite entreprise de Chicha (une boisson millénaire faite a partir de maïs, elle fut interdite par le gouvernement quand arriva les Allemands et la fameuse entreprise Bavaria, quui inonda la pays de sa bière aujourd'hui elle reste une des boissons les plus typiques)






Avec Rosanna et Mylena une de ses copine on part voir les Flamands roses dans le parc naturel de Camarones. Petite ballade en barque, la voile est faite de sac de ciments, sucre... Rustique, mais efficace! On arrive à voir quelques flamands roses mais de loin, dommage.







On démarre pour Palomino, encore un petit bled sur la côte avec une plage superbe d'où on appreçoit la Sierra Nevada, on se rapproche, la végétation change, tout devient humide, des rivières coulent de la montagne, la jungle commence...







Petit tour près du rio, on se trouve nez à nez avec un camp militaire... sympa les bidoches en slip :)






Bon allez, faut se diriger vers Santa Marta, on se poste sur la route pour attraper un bus et là sans rien demander à personne, une petite jeep de particulier s'arrête et nous demande où on va. C'est un suisse qui habite depuis 25 ans en Colombie, il nous amène jusqu'à l'entrée de la ville et tenez vous bien, nous paie le taxi jusqu'au centre ville où on doit retrouver Ricardo et Edgar des potes de Bogota. Petite fête sur la plage, découverte des environs et direction le Parc Tayrona pour passer Noël.

Bon la suite au prochain épisode...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

coin ca défonse petit bonheur voila la vrai vie des gnomes!!!!

Anonyme a dit…

super ! les photos avec les commentaires écrits ... en attendant de les entendre

Anonyme a dit…

Keep up the good work.